C’est l’Union Astronomique Internationale (UAI) qui a défini un total de 88 constellations dans le ciel en 1920, et qui en a défini les frontières.
Près de la moitié de ces constellations tient ses origines des astronomes grecs. Homère mentionnait Orion dans l’Odyssée dès le 9e siècle avant Jésus-Christ. Les 12 constellations du zodiaque apparaissent vers le 5e siècle avant Jésus-Christ. Aratos de Soles fixa l’essentiel des noms de constellation repris par Ptolémée au 1er siècle.
La plus ancienne compilation des constellations que l’on connaisse remonte à Ptolémée, au 2e siècle, et son « Almageste » où il groupa 1022 étoiles en 48 constellations. Cette œuvre sera la base de travail des astronomes occidentaux jusqu’à la fin du Moyen Âge. Elle ne comprend cependant que des étoiles visibles d’Alexandrie où Ptolémée faisait ses observations.
À partir du 17e siècle, lorsque les pays européens partirent explorer les mers de l’hémisphère sud, ils découvrirent de nouvelles étoiles qui n’étaient mentionnées dans aucune constellation connue. Il fallut donc en inventer de nouvelles.
L’astronome allemand Johann Bayer publia en 1603 « l’Uranometria », le premier atlas astronomique couvrant entièrement la sphère céleste. Il contenait, outre celles de Ptolémée, 12 constellations nouvelles visibles depuis l’hémisphère sud : le Caméléon, la Colombe, la Dorade, la Grue, l’Hydre mâle, l’Indien, l’Oiseau de paradis, le Paon, le Phénix, le Poisson volant, le Toucan et le Triangle austral.
En 1624, l’astronome allemand Jakob Bartsch ajoute 3 nouvelles constellations entre plusieurs déjà existantes : la Licorne, la Girafe et la Croix du Sud. A la même époque, Tycho Brahe élève au rang de constellation un astérisme d’étoiles sous le nom de la Chevelure de Bérénice.
Vers 1690, Johannes Hevelius propose plusieurs nouvelles constellations : les Chiens de chasse, l’Écu de Sobieski, le Lézard, le Lynx, le Petit Lion, le Petit Renard et le Sextant.
Nicolas Louis de Lacaille est abbé, astronome et mathématicien. Ayant séjourné en 1750 et 1751 au Cap en Afrique du Sud afin de procéder à des relevés systématiques des étoiles de l’hémisphère sud, La Caille référence dans son ouvrage Coelum australe stelliferum (publié en 1763, après sa mort), plusieurs nouvelles constellations afin de compléter les espaces de ciel encore vierges de toute dénomination : la Boussole, le Burin, le Compas, le Fourneau, l’Horloge, la Machine pneumatique, le Microscope, la Mouche, l’Octant, le Peintre, la Règle, le Réticule, le Sculpteur, la Table et le Télescope.
Dans les années 1920, l’Union astronomique internationale décide de mettre de l’ordre dans les constellations et d’en définir rigoureusement les limites. L’atlas officiel des constellations, défini en 1930 par Eugène Delporte à la demande de l’UAI, divise le ciel suivant des lignes d’ascension droite et de déclinaison.
Le tracé des frontières des constellations a été fait de manière à respecter les appartenances traditionnelles des différentes étoiles brillantes à leur constellation traditionnelle. De ce fait, ces limites sont parfois très tortueuses, poussées d’un côté ou de l’autre pour inclure telle étoile et laisser telle autre dans la constellation voisine.

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